Elle fut la femme forte de la vie estudiantine de Fribourg en Brisgau, dans le Württemberg . Elle était surnommée "la mère des étudiants ».
En 1946, elle avait été chargée par la Caritas, (Secours catholique allemand) de s’occuper des étudiants en situation précaire. Un grand nombre d’entre eux revenant des derniers combats de l’armée en défaite, étaient blessés ou réfugiés. Ils manquaient de tout et Dora, infatigablement, leur procura logement, nourriture, argent .
Elle organisa et dirigea la "Baraque-Newman" au bord de la Dreisam, qui devint vite le cœur de la vie estudiantine. Grâce à des dons alimentaires, elle put proposer d’abord un petit déjeuner, puis un frugal déjeuner. A la cuisine, vint s’ajouter un atelier de couture et de repassage, une laverie et une cordonnerie. Elle -même invitait les étudiants chaque vendredi à un pot-au-feu dans l’église de l’université .
Elle apportait aussi son aide aux étudiants pour leurs démarches administratives complexes, ainsi que son réconfort pour leurs problèmes de couples et les difficultés d’une naissance pendant leurs études. Plus tard, elle s’occupa des étudiants étrangers.
Pour son engagement, Dora reçut la médaille pontificale "Bene merenti" ainsi que la médaille du mérite de la République Fédérale allemande.
Elle fit sa consécration en 1968 et devint Directrice de groupe de l’archidiocèse de Fribourg en Brisgau.
(Traduction d’un article paru dans le Konradsblatt le 31 01 2010 proposée par Annick Mazevet)