Samedi saint : Osée 5, 15 b ; 6, 1-2 : Parole du Seigneur : Dans leur détresse, il me recherchent : « Allons ! Revenons au Seigneur ! C’est lui qui nous a déchirés, c’est lui qui nous guérira ; lui qui nous a meurtris, il pansera nos blessures. Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera".
« Si Dieu t’a tant aimé que pour te laver de tes péchés il a envoyé son Fils, regrette, lamente, pleure les péchés que tu as commis, et désormais n’abandonne jamais un si bon Maître. »
Saint François de Sales, EA 7, p. 145 : jeudi après le 1er Dimanche de Carême
Je veux vivre et mourir à l’ombre du Christ, cet arbre de vie, qui m’aidera à outrepasser les confins de cette vie mortelle pour aller à l’immortelle. Avec le Christ au ciel nous vivrons et ne pourrons pas mourir, car nous jouirons de la gloire de l’éternité, de la vie qui nous a été achetée par la mort de notre Sauveur.
Vendredi saint : Épître du Vendredi Saint : Bien qu’il soit le Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa Passion…
« Pour nous montrer combien il nous aimait, ce divin Fils est mort de la mort la plus rude et ignominieuse qui est celle de la croix. (…) Que reste-t-il donc, et quelle conséquence pourrons-nous tirer de cela, sinon que, puisqu’il est mort d’amour pour nous, nous mourions aussi d’amour pour lui, ou, si nous ne pouvons mourir d’amour, que du moins nous ne vivions pour autre que pour lui ? (…) Ha ! disait ce grand amoureux saint François en sanglotant, vous êtes mort d’amour et personne ne vous aime » !
Saint François de Sales, sermon pour le Vendredi Saint le 25 mars 1622
Peut-on voir ton obéissance sans suivre ton exemple ? J’aimerai l’obéissance par amour de toi, Seigneur.
Jeudi saint : Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie ; car, chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial, c’est l’œuvre de notre rédemption qui s’accomplit.
« Pour les Catholiques, le Christ comme homme est réellement présent, non pas partout, mais dans son Sacrement, dans le Ciel et où il lui plaît (…) Le corps de Jésus-Christ est donc dans l’Eucharistie, et non seulement son corps, mais encore son sang, son âme vivante et vivifiante et sa divinité. Oh quel ‘festin, dans lequel on reçoit Jésus-Christ !
Dieu dit à Ève et à Adam : Tu ne mangeras pas ; le démon dit : Mange. Ici, Dieu dit : Mange ; le démon dit : Garde-toi de manger. »
Saint François de Sales, notes pour un sermon sur la Présence Réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie, 13 avril 1596. EA 7, p. 288.
Aujourd’hui je veillerai près de Jésus présent dans le Saint Sacrement.
Mercredi saint : Préface de la Passion II :" Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude".
« Notre Seigneur ne veut que nous apprenions autre chose plus particulièrement que la débonnaireté et l’humilité. Où voulez-vous donc aller sinon à la Croix pour l’apprendre ? Je me suis étendu sur cette première glorification que nous devons avoir en la Croix, pour vous conjurer d’y penser et repenser tous les jours le plus souvent que vous pourrez, et parmi la nuit toutes les fois que vous vous éveillerez. (…) C’est là où Notre Seigneur nous a sauvés. (…) Là encore nous avons été rendus grands en la santé, force et beauté de l’âme et du corps, car notre immortalité et résurrection en dépend. »
Saint François de Sales, sermon pour la fête de l’Invention de la Ste Croix, EA 7, p. 175-6
Aujourd’hui, moi aussi, je veux donner ma vie au service de Dieu et mes frères.
Mardi saint : Évangile : Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez.
« Comme le soleil environnant toute la terre vivifie tout ce qui se découvre et se présente à ses rayons, ainsi Notre Seigneur se promenant à travers la ville de Jéricho, se présentant à ses yeux lumineux Zachée mort de la mort de plusieurs péchés, il le revivifie, et fait en lui l’une des admirables conversions qui fut jamais faite. (…) Attendant Notre Seigneur sur l’arbre, comme il vint à passer, Jésus regarde cet homme d’un regard d’amour et de miséricorde, et voyant l’affection qu’il avait de le voir, il lui donne une occasion non seulement de le voir mais de jouir de sa présence : Zachée descends vite, parce qu’il faut qu’aujourd’hui je demeure en ta maison. »
Saint François de Sales, sermon pour une Dédicace (mars-mai 1597), EA 7, p. 311-19.
Aujourd’hui, j’irai à la rencontre de Jésus, plein d’amour et de miséricorde pour moi, pécheur.
Lundi saint :
Evangile : Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu’il avait ressuscité d’entre les morts…
« Bien remarquer que Jésus aimait Marthe et sa sœur Marie, et Lazare. Aussi dit-il : Lazare notre ami dort, mais je vais (…) Mais voyez cette admirable prière : Voilà que celui que vous aimez est malade. Nous supplions le Christ par deux motifs : par notre misère et par l’amour ou la miséricorde de Dieu. Dieu a vraiment besoin de notre misère : ayez pitié de moi parce que je suis infirme ; et notre misère a besoin de la miséricorde de Dieu : Bienheureux l’homme dont le secours vient de vous. (…) Le Christ vint, et il pleura avec ceux qui pleuraient. Oh ! précieuses larmes ! (…) Les yeux sont semblables à la porte ou à la fenêtre par laquelle nous voyons dans l’intérieur de la maison ; aussi les Juifs dirent-ils : Voilà comme il l’aimait ; ils virent l’amour. »
Saint François de Sales, sermon pour le vendredi après le quatrième Dimanche de Carême 6 avril 1612, EA T8, p. 97-99.
Aujourd’hui, je veux ouvrir à Jésus la porte de mon cœur et contempler l’amour que le Christ a pour ses amis. Non, nous ne sommes pas rejetés à cause de nos misères, le Christ nous pleure, il pleure avec nous.
Dimanche des rameaux :
« Le cinquième jour avant sa glorieuse et douloureuse mort, comme vrai agneau pascal, il se fait amener et l’ânon et l’ânesse pour se montrer, afin de venir faire en cet humble équipage , l’incomparable et glorieux triomphe en Jérusalem(…) Le peuple ouït dire la venue de Notre Seigneur et tout ému de joie et d’allégresse, lui vint au devant avec les branches de palmes, de fleurs et d’olives en signe d’honneur et de victoire, jetant même leurs robes et vêtements au chemin comme pour lui tapisser le passage et lui faire une magnifique entrée, pour le mettre en possession de son royaume, chantant : Hosanna fils de David comme un vive le roi.
Qui me donnera maintenant la grâce de vous dire en si bonne façon la douce nouvelle de la venue que Notre Seigneur doit bientôt faire en vos consciences par la sainte Communion, que vous lui alliez au devant par désir et dévotion, jetant les robes de vos âmes et les rameaux de vos affections, par mortification ? »
Saint François de Sales, sermon pour le Dimanche des Rameaux 3 avril 1594, EA 7, p. 157-8.
Aujourd’hui je bénirai Notre Seigneur qui vient prendre possession de mon cœur.
40° jour : qu’il faut avoir un désir continuel d’aimer.
« Qui désire ardemment l’amour aimera bientôt avec ardeur. »
Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu XII, 2.
Seigneur, donne-moi ce vouloir, « vouloir t’aimer ». Viens aujourd’hui aiguiser en moi ce désir impérieux.
39° jour : Ô mort amoureusement vitale !
« La Vierge Mère ayant assemblé en son esprit, par une très vive et continuelle mémoire, tous les plus aimables mystères de la vie et mort de son Fils, laissa le feu sacré de son divin amour la consommer toute. Elle mourut d’amour toute ravie et transportée entre les bras de la dilection de son Fils. »
Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu VII, 13.
Aujourd’hui je dirai les mystères de mon chapelet avec Marie pour renouveler l’amour de Jésus en mon cœur.
38° jour : paix du Seigneur.
« Le doux Jésus repose à jamais sur votre poitrine, et vous fasse reposer sur la sienne ! »
Saint François de Sales, Lettre à la Baronne de Chantal le 30 janvier 1606, Édition d’ Annecy : vol. 13, p. 143.
Que le Seigneur m’apprenne aujourd’hui à goûter la paix de sa présence.
37° jour : reconnaître le Christ.
« Voyez-vous ma chère fille, c’est notre Seigneur en l’habit de jardinier que vous rencontrez tous les jours, ça et là, dans les occurrences des mortifications ordinaires qui se présentent à vous. »
Saint François de Sales, Lettre à la Présidente Brûlart, 20 juillet 1607
Aujourd’hui, j’accepterai avec humilité, qu’au cœur même des petites contrariétés il me soit donné de voir Jésus.
36° jour : patience.
« Sachez que la vertu de patience est celle qui nous assure le plus de perfection et s’il faut l’avoir avec les autres, il faut aussi l’avoir avec soi-même. »
Lettre à Mademoiselle de Soulfour, 22 juillet 1603 EA XII, 203.
Aujourd’hui, j’accueillerai mon quotidien en exerçant la vertu de patience.
35° jour : sauvés dans l’espérance.
« Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont les lumières d’espérance. »
Benoît XVI, Spe Salvi
Aujourd’hui, je vais prier pour ceux et celles que le Seigneur a mis sur ma route et qui m’ont donné le désir de l’aimer.
34° jour : de la connivence entre Dieu et l’homme.
« Donc mon âme, de ce que tu te reconnais malade, de grâce, ne redoute point d’aller chez le médecin. Il est venu te délivrer de la maladie du péché. »
Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu I, 15.
Aujourd’hui, je demanderai à l’Esprit de me faire voir une maladie de mon âme et la livrerai à Jésus pour qu’il me guérisse.
33° jour : Aujourd’hui, je reposerai ma tête sur le cœur de Jésus.
Je contemplerai la longueur éternelle de son amour pour moi (cf. Jr 31, 3), la largeur de cet amour [car chacun est aimé personnellement ; rien ne saurait manquer où il nous conduit (cf. Ps 23, 1)], la profondeur de cet abîme de bien. Le cœur de Jésus ne se résigne jamais à nos médiocrités. Il veut nous faire monter très haut, jusqu’aux plus hauts sommets de la contemplation et de la sainteté.
Aujourd’hui, avec Pierre, je dirai : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ! » (Jn 21, 17)
32° jour : bâtir sur le roc !
« O que c’est un vrai et solide fondement que la Parole de Dieu, car elle est infaillible ! … Nul ne se confie en Dieu qu’il ne retire les fruits de sa confiance »
Saint François de Sales, Entretien sur l’Espérance, Edition d’Annecy VI, 87
« Quand donc tout nous fait défaut, quand nos ennuis sont en leur extrémité » Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu IX, 12, je vivrai aujourd’hui de l’espérance avec Marie. (Lien n° 5, 2003)
31° jour : se libérer de nos mauvaises tendances.
« Il n’y a point de naturel si revêche qui, par la grâce de Dieu premièrement, puis par l’industrie et diligence, ne puisse être dompté et surmonté. »
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote I, 24
Aujourd’hui je ferai un bref état des lieux et je laisserai aux pieds du Seigneur ces lieux de mauvaise humeur dont mon âme souffre.
30° jour : Jésus dit à ses apôtres :
« Qui vous écoute, m’écoute. »
Aujourd’hui, je lirai attentivement un passage d’une encyclique pour me mettre à l’écoute de Jésus, par exemple sur l’espérance chrétienne, Spe salvi, §7 :
« La foi est une disposition constante de l’Esprit, grâce à laquelle la vie éternelle prend naissance en nous et grâce à laquelle la raison est portée à consentir à ce qu’elle ne voit pas. »
29° jour : avec Marie.
« Marie, ô Vierge Sainte, ma chère Dame, je vous choisis pour guide, je me rends sous votre enseigne, je vous offre un particulier respect et une révérence spéciale ».
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote I, 18.
Aujourd’hui, je prierai Marie de me donner l’intelligence de cet oubli de soi qu’elle a pratiqué dans une si haute perfection. ( extrait de la Règle de vie)
28° jour : maîtrise de soi.
« Une âme en recherche loyale de perfection n’a aucune volonté de nourrir sciemment ses inclinations. Elle doit aussi maîtriser la vivacité de sa nature. La promptitude de son naturel. Qu’elle ne trouve pas étrange si cela ne se fait pas en un instant. Pour mettre un jeune cheval au pas et l’assurer sous la selle et la bride, on emploie des années entières ».
Saint François de Sales, Lettre XIX à Madame Angélique Arnaud
Aujourd’hui je ferai un effort pour rester calme et ne pas laisser éclater une colère brusque.
27° jour : joie.
« Allez joyeusement et à cœur ouvert le plus que vous pourrez ; et si vous n’allez pas toujours joyeusement, allez toujours courageusement et confidemment (avec confiance) »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui, je me détournerai des pensées tristes qui surgissent en moi pour vivre dans la joie d’être aimée par Jésus.
26° jour : A propos de nos imperfections qui nous font chuter.
« Tandis que vous apercevrez que Dieu vous tient par la bonne volonté et résolution qu’il vous a donné de le servir, allez hardiment et ne vous étonnez point de ces petites secousses et choppements que vous ferez. »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui, je ne tiendrai pas compte des petits tracas ni des réactions qu’ils entrainent chez moi, pour ne pas m’éloigner du Seigneur.
25° jour : vivre le devoir d’état.
« N’épluchez guère ce que font les autres ni ce qu’ils deviennent, mais regardez-les d’un œil simple, bon, doux, affectionné. Ne requérez pas en eux plus de perfection qu’en vous... »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui j’accueillerai d’un cœur paisible les limites de ceux qui m’entourent.
24° jour : espérance.
« Encore que je n’aie aucun sentiment de confiance en vous, je sais pourtant que vous êtes mon Dieu, que je suis toute vôtre et n’ai espérance qu’en votre bonté ; aussi je m’abandonne toute en vos saintes mains ».
Saint François de Sales, Entretiens Spirituels. Troisième Entretien, édition La Pléiade p. 1022
Dès ce matin, je m’appuie sur ta bonté. Avec toi, rien ne me manque. Je méditerai le psaume 23 afin de fortifier mon espérance.
23° jour : s’en remettre à Jésus.
« Vous ne verrez jamais Dieu sans bonté ni vous sans misère, et verrez sa bonté propice à votre misère et votre misère objet de sa bonté et miséricorde. »
Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui je reconnaîtrai que je suis misérable et je choisirai un point que je pourrai changer dans ma manière d’être. J’en appellerai au cœur de Jésus :
« Ô source vive de compassion, aie pitié de moi. »
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote I, 12.
22° jour : chasser le laisser-aller.
« Les araignées ne tuent pas les abeilles, mais elles gâtent et corrompent leur miel, et embarrassent leurs rayons des toiles qu’elles y font, en sorte que les abeilles ne peuvent plus faire leur ménage. Ainsi le péché véniel ne tue pas notre âme, mais il gâte pourtant la dévotion, et embarrasse si fort de mauvaises habitudes et inclinations les puissances de l’âme, qu’elle ne peut plus exercer la promptitude de la charité. »
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote I, 22.
Aujourd’hui je renoncerai à une affection inutile (achat, sortie, voyage…) dont la recherche me dérègle et me désordonne.
21° jour : simplicité.
« Allez simplement avec confiance... Ne regardez pas tant ça et là, tenez votre vue ramassée en Dieu et en vous. »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui, mes paroles seront empreintes de la simplicité que donne la confiance en Dieu.
20° jour : aimer la volonté de Dieu.
« Laissez-vous gouverner par Dieu, ne pensez pas tant à vous-même... ayant une générale et universelle inclination de servir Dieu en la meilleur façon que vous pourrez... »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.
Aujourd’hui, je ferai ce que je pourrai pour servir Dieu.
19° jour : connaître la volonté de Dieu.
« Il faut voir ce que Dieu veut, et si Dieu veut que je le serve en une chose, je ne dois pas vouloir le servir en une autre. »
Saint François de Sales, Lettre à la Présidente Brûlart, 13 octobre 1604
Aujourd’hui, j’accueillerai avec paix ce qu’il plaira à Dieu de m’envoyer.
18° jour : dans le calme et la paix.
« La précipitation est la fille aveugle d’une mère aveugle qui est la volonté propre. Ceux qui s’empressent d’un souci cuisant et d’une sollicitude bruyante ne font ni beaucoup, ni bien ».
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote III, 10
Aujourd’hui je maîtriserai mes impétuosités en gardant un calme paisible.
17° jour : abandonner l’orgueil.
« Pour recevoir la grâce de Dieu dans nos cœurs, il faut les avoir vides de notre propre gloire. »
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote III, 4
Aujourd’hui j’accepterai le fait d’être laissée de côté comme le balai de Bernadette que l’on met dans un placard.
16° jour : se relever après le faux-pas.
« S’il vous arrive quelque acte de chagrin, ne vous en épouvantez point, ne vous en mettez nullement en peine ; mais, l’ayant reconnu, humiliez-vous doucement devant Dieu et tâchez de remettre votre esprit en posture de suavité. Dites à votre âme : or sus, nous avons fait un faux pas ; allons maintenant tout bellement et prenons garde à nous. Et toutes les fois que vous retomberez, faites-en de même ».
Saint François de Sales, Lettre à Madame de la Fléchère 8 avril 1608, Édition d’ Annecy 14, p. 2.
Aujourd’hui, je garderai, comme un petit enfant, ma main dans la main du Père.
15° jour : accepter ses limites.
« Il faut supporter les autres, mais premièrement, il se faut supporter soi-même et avoir patience d’être imparfait. Mon Dieu, ma chère Fille, voudrions-nous bien entrer au repos intérieur sans passer par les contradictions et contestes ordinaires ?
Saint François de Sales, Lettre à Madame de la Fléchère 8 avril 1608, Édition d’ Annecy 14, p. 2.
Aujourd’hui j’accueillerai avec force et confiance même les contrariétés.
14° jour : patience avec soi-même.
« Il n’est pas possible que vous soyez si tôt maîtresse de votre âme et que vous la teniez en votre main si absolument de premier abord. Contentez-vous de gagner de temps en temps quelque petit avantage sur votre défaut dominant. »
Saint François de Sales, Lettre à Madame de la Fléchère 8 avril 1608, Édition d’ Annecy 14, p. 2.
Aujourd’hui, j’aurai patience avec moi-même dans mes défaillances. Mais je reprendrai mes résolutions.
13° jour : dire à Dieu que nous l’aimons.
« Je pense que la communion est le grand moyen d’atteindre la perfection ; mais il faut la recevoir avec le désir et le soin d’ôter du cœur tout ce qui déplaît à celui que nous voulons loger. »
Saint François de Sales, cf. IVD II, 21 : Comme il faut communier.
Aujourd’hui je réfléchirai à ce qui déplaît à Dieu dans mon cœur et je l’ôterai en allant me confesser.
12° jour : aimer l’Église.
« Il faut ranimer chez les catholiques l’amour de l’Eglise qu’ils constituent ensemble et qu’ils n’ont pas à regarder de l’extérieur. »
Jean Paul II, 11 décembre 1992 aux Évêques de la Région Provence-Méditerranée
Aujourd’hui, je prierai pour le Saint Père et pour tous les prêtres.
11° jour : demander pour recevoir.
« Et afin que nous sachions comment il faut faire le bien, quel bien il faut préférer, à quoi nous devons appliquer l’activité de l’amour, le Saint-Esprit nous donne son don de Conseil. »
Saint François de Sales à la Mère de Chantal, le 15 juin 1620.
Aujourd’hui je demanderai à l’Esprit Saint de m’aider à organiser ma journée.
10° jour : Rien ne sert de bâtir des châteaux en Espagne…
« L’ennemi nous donne souvent de grands désirs pour des choses lointaines qui ne se présenteront jamais et ainsi, il détourne notre attention des choses présentes qui pourraient beaucoup aider notre progrès spirituel, même si elles sont bien petites. Nous combattons les monstres d’Afrique en imagination, et nous nous laissons tuer réellement, parce que nous n’y faisons pas attention, par les menus serpents qui sont sur notre chemin. »…
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote III, 37
Aujourd’hui je ramènerai doucement mon cœur aux réalités de ma vie quotidienne en les aimant pour l’amour de Dieu.
9° jour : « La lecture assidue de la Sainte Écriture accompagnée de prière, réalise cet entretien intime dans lequel, en lisant, on écoute Dieu qui parle et, en priant on lui répond par la confiante ouverture du cœur ». Benoît XVI
« Disons ainsi : Dieu est le peintre, notre foi la peinture, les couleurs sont la Parole de Dieu, le pinceau c’est l’Église. »
Saint François de Sales, Controverses, Édition d’Annecy I, Les règles de la foi.
Aujourd’hui je demanderai le secours du Seigneur afin de vaincre ma paresse spirituelle.
8° jour : humilité.
« Je suis bien aise de quoi vous recommencez tous les jours : il n’y a point de meilleur moyen pour bien achever la vie spirituelle que de toujours recommencer et de ne jamais penser avoir assez fait. »
Saint François de Sales, Édition d’Annecy XIV, 22.
Aujourd’hui je reconnaîtrai que je suis misérable et je choisirai un point que je pourrai changer dans ma manière d’être.
7° jour : N’avons-nous pas à redécouvrir notre vraie grandeur, la grandeur de notre cœur ?
« Dieu est le Dieu du cœur humain. »
Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu I, 15.
Aujourd’hui je regarderai avec bienveillance et compassion mon pauvre cœur en qui la présence de Dieu brille comme un trésor.
6° jour : courage.
« J’aime les âmes indépendantes et qui ne sont pas « femmes » ! Une trop grande tendreté brouille le cœur, l’inquiète et le distrait de l’oraison amoureuse de Dieu, elle empêche l’entière résignation et la parfaite mort à l’amour propre. »
Saint François de Sales, Lettre à la Mère de Chantal 1620, Édition d’Annecy XX, 216.
Aujourd’hui je prendrai mon courage à deux mains pour accomplir une tâche qui me rebute.
5° jour : Que votre cœur demeure tout seul en la présence de Dieu seul.
« L’oraison mettant notre entendement en la clarté et lumière divine, et exposant notre volonté à la chaleur de l’amour céleste, il n’y a rien qui purge tant notre entendement de ses ignorances et notre volonté de ses affections dépravées : c’est l’eau de bénédiction qui fait reverdir et fleurir les plantes de nos bons désirs, lave nos âmes de leurs imperfections et désaltère nos cœurs de leurs passions. »
Saint François de Sales, Introduction à la Vie Dévote II, 1.
Aujourd’hui je resterai en présence de Dieu par l’oraison et je serai fidèle à l’oraison quotidienne.
4° jour : abandon et confiance.
« O quelle agréable et profitable loi est celle-ci, de ne rien faire que pour Dieu et lui laisser tout le soin de nous-mêmes ! … Ne voyez-vous pas que la colombe ne pense qu’à son bien-aimé colombeau et à lui plaire, en ne bougeant de dessus ses œufs ? Et, cependant rien ne lui manque, lui, en récompense de sa confiance, prenant tout le soin d’elle. Ô que nous serions heureux si nous faisions tout pour notre aimable Colombeau qui est le Saint Esprit ! »
Saint François de Sales, Septième Entretien, Édition d’Annecy VI, 205.
Aujourd’hui, je répéterai avec Sœur Faustine : Jésus, j’ai confiance en toi.
3° jour : Se désencombrer de soi-même.
« Laissez-vous gouverner par Dieu, ne pensez pas tant à vous ! Le temps du Carême est un temps de pénitence pour s’asseoir dans la solitude, se taire et s’élever au-dessus de soi-même. »
Saint François de Sales, Lettre à la sœur de Soulfour 16 janvier 1603
Aujourd’hui, je me détournerai des pensées inutiles pour murmurer le nom de Jésus dans mon cœur.
2° jour : Avoir "misère au coeur".
« Plus nous sommes misérables, plus nous devons nous confier en la bonté et miséricorde de Dieu … car à qui faire miséricorde sinon aux misérables ? »
Saint François de Sales, Troisième Entretien, Pléiade p. 1020.
Aujourd’hui j’invoquerai l’assistance de Dieu, lui demandant de purifier mon cœur, mon corps et mon esprit.
1° jour : Le temps et la durée favorisent la routine. Le Carême nous invite à réviser notre âme telle une horloge :
« Je passerai ce carême à faire résidence en ma cathédrale, et à rhabiller un peu mon âme qui est presque toute décousue par tant de tracas qu’elle a soufferts. C’est une horloge détraquée ; il faut la démonter pièce à pièce et, après l’avoir nettoyée et enhuilée, la remonter pour la faire sonner plus juste. »
Saint François de Sales, Lettre à un ami, mi-février 1607.
Aujourd’hui, je m’arrêterai un bon moment pour commencer mon Carême et m’occuper de mon âme pour la remettre en marche.